
Ce projet de thèse vise à explorer les dynamiques culturelles et biologiques des populations en France entre la fin de l'Antiquité et le premier Moyen Âge grâce à l'ADN ancien. Il s'appuie sur une approche multidisciplinaire combinant archéologie, anthropologie biologique et paléogénomique afin d'étudier la gestion des espaces funéraires, les pratiques mortuaires et les interactions entre groupes de population. Ce travail s'inscrit s'inscrit dans le cadre du projet MHACAB (La Mort au Haut Moyen Âge : ADN, Carbone 14 et Archéo-anthropologie sur le territoire Bordelais) et bénéficiera également des données génétiques issues des projets GPR HUMAN PAST et MAHM, notamment sur les collections de Mérignac. En outre, l'étude pourra également s'appuyer sur les données issues des recherches menées dans le cadre du projet ANR ANCESTRA sur des populations des Hauts-de-France, du Grand Est et d'Occitanie afin notamment d'effectuer des comparaisons. L'objectif principal de cette thèse est d'examiner la diversité génétique des populations anciennes afin de mieux comprendre leur structure sociale, leurs liens de parenté et leurs origines biologiques. L'étude paléogénomique apportera un éclairage nouveau sur l'organisation des sépultures, les éventuelles dynamiques migratoires et les interactions entre populations locales et exogènes. La confrontation de ces résultats avec les données archéo-anthropologiques et la datation radiocarbone contribuera à affiner l'interprétation des pratiques funéraires et de leur évolution dans un contexte de profondes transformations socio-politiques et religieuses.
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