En contexte archéologique, les restes organiques préservés constituent un accès à l’univers matériel des sociétés anciennes ainsi qu’à leur us et coutumes. Dans de nombreuses structures funéraires, en particulier celles de l’âge du Bronze, des jarres, urnes et tessons de céramiques ont été découverts mais très peu d’études systématiques des matériaux organiques observables en surface ou adsorbés dans la céramique ont été entreprises. De tels travaux ne peuvent être réalisés qu’après la mise en place de protocoles d'analyse moléculaire spécifiquement dédiés qui permettront d’identifier les matériaux présents et d’étudier les processus d’altération pour mieux conserver et restaurer ces objets du Patrimoine. Les résultats obtenus fourniront également des éléments de réponse à des questions d’ordre archéologique sur les pratiques funéraires de l’époque. Dans cette thématique inter- et pluridisciplinaire, trois axes clés sont proposés : (1) un volet recherche et développement dédié à la chimie des lipides et des protéines dans les céramiques et à l’identification de biomarqueurs taxonomiques et de dégradation. Nous proposons ici de développer une approche métabolomique par GC-MS/MS haute résolution et LC-MS/MS haute résolution ainsi qu'une approche protéomique, approches inédites dans ce contexte. (2) un volet recherche appliquée sur une collection archéologique exceptionnelle. (3) un volet axé sur le transfert de compétences et le partage des résultats.
Plus d’informations :
[Site web ED222]