Une meilleure compréhension de la chimie de l’altération des peintures historiques est indispensable pour soutenir efficacement leur conservation-restauration. Des recherches récentes ont montré que la pénétration et la présence d’eau liquide dans les couches d’une peinture à l’huile jouent un rôle majeur dans sa stabilité à long terme. L'eau pourrait en effet jouer un rôle clé dans certains mécanismes impliqués dans la dégradation des peintures, comme la saponification ou le transport d’ions métalliques. Cependant, détecter la présence d’eau dans les couches picturales – systèmes complexes et hautement hétérogènes – représente un défi analytique majeur. Dans ce projet, nous proposons de relever ce défi en combinant l’utilisation de molécules fonctionnelles, dont les propriétés de luminescence sont directement sensibles à la présence d’eau liquide, et des méthodologies d’analyse multi-échelle. Ces dernières intègrent des techniques synchrotron, ainsi que de nouvelles approches en imagerie microscopique et macroscopique. En implémentant ces sondes innovantes de la réactivité des peintures dans des échantillons modèles représentatifs de couches picturales, et ultimement dans des prélèvements historiques, les travaux menés dans le cadre du doctorat permettront de d’étudier la distribution de l’eau à diverses échelles spatiales et de la relier aux mécanismes de dégradation impactant les œuvres peintes.
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