Les modalités d’échange du jade depuis les hautes terres guatémaltèques vers les cités mayas des basses terres restent mal connues. La rareté des déchets de production dans ces villes suggère une importation majoritaire d’objets finis ou semi-finis. Toutefois, la découverte d’un atelier de jade à Cancuen, situé à plus de 100 km du rio Motagua, révèle une organisation plus complexe que supposé. Par ailleurs, l’identification récente de gisements à Cuba et en République dominicaine ouvre la possibilité d’approvisionnements caribéens et de réseaux d’échanges plus diversifiés. La traçabilité des sources de jade demeure débattue, faute de méthodologie standardisée et de référentiel géologique exhaustif. Les approches antérieures, notamment la géochimie des roches totales, sont difficilement applicables aux artefacts archéologiques. Cette thèse vise donc à caractériser, par des méthodes aussi peu destructives que possible, les jadéitites utilisées dans les ateliers mayas (Cancuen et Motagua) et à analyser des artefacts provenant du Guatemala, du Belize et du Mexique. Elle prévoit également d’enrichir le référentiel géologique mésoaméricain et caribéen. La méthodologie reposera sur des analyses minéralogiques et géochimiques (microscopie, micro-XRF, diffraction des rayons X, microsonde électronique, ICP-MS par ablation laser, etc.), complétées dans certains cas par des datations minérales. Les données seront traitées statistiquement (PLS-DA) afin d’élaborer un modèle prédictif des sources.
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