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Cette thèse s’inscrit dans un cadre chrono-culturel large, de l’Épipaléolithique final au Néolithique précéramique (PPNA et PPNB), période marquée par des trajectoires de néolithisation multiples, non linéaires et différenciées selon les contextes environnementaux, culturels et sociaux. Les recherches récentes tendent à privilégier une lecture nuancée de la transition, marquée par des continuités et des changements différenciés selon les régions. Les données actuelles montrent que ces dynamiques de changements ne suivent ni un modèle unique ni une progression uniforme, mais se caractérisent par des phases de sédentarité intermittente, des innovations techniques et architecturales précoces, et des recompositions sociales complexes qui précèdent, accompagnent ou parfois contredisent l’émergence d’une économie de production. Dans ce contexte, ce projet de thèse vise à analyser les transformations biologiques et sociales associées à la néolithisation et à la sédentarité à partir de l’étude des restes humains replacés dans leur contexte archéologique. Envisagés comme un révélateur privilégié des conditions de vie, des activités quotidiennes, des régimes alimentaires, des contraintes environnementales, des mobilités et des rapports sociaux, les restes humains permettent de développer une approche intégrative interrogeant l’articulation entre organisation spatiale, pratiques funéraires, réseaux d’échanges et transformations biologiques observables au sein des populations humaines.

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[Site web ADUM]