En contexte archéologique, les restes organiques s’ils sont encore présents constituent un accès à l’univers matériel des sociétés anciennes. Les sépultures de l’âge du Fer et de l’époque mérovingienne contiennent de manière répétée des matériaux organiques (textiles, fourrures, plumes, cuirs) qui restent sous analysés. La raison principale est souvent l’extrême minéralisation des matériaux qui rend impossible les identifications par observation microscopique. Les éléments métalliques fortement représentés dans ces sépultures semblent cependant avoir emprisonné dans leur gangue de corrosion une signature organique. Dans cette thématique inter- et pluridisciplinaire, il s’agit ici de développer une approche protéomique spécifiquement adaptée aux matériaux archéologiques fibreux afin d’évaluer le potentiel informatif encore présent, de faire des propositions pour mieux conserver et restaurer les objets du Patrimoine et d’un point de vue plus fondamental, d’étudier les processus de dégradation des protéines dans leur environnement.
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